jeudi 6 mars 2014

8 mars, journée internationale de la femme

L'ONU décide par une résolution, en 1977, que ses Etats membres puissent organiser une journée de la femme.
Le 8 mars reprend la date de début de l'Année internationale de la femme dans le monde en 1975.
Le thème de cette année est "L'égalité pour les femmes, c'est le progrès pour toutes et tous". Le lien précédent vous ouvre la page d'accueil du site de l'ONU consacré à cette journée. Vous y trouverez des médias, des ressources ou des articles pour découvrir les causes menées ou en cours.
La ville de Paris propose des événements autour de ce thème et des femmes (programme dans le lien). De même, le site de l'observatoire des inégalités publie un article sur l'un des évènement parisien.
La chaîne Arte programme des films et documentaires sur des femmes engagées.
France culture rappelle sur cette page quelques émissions diffusées sur des thèmes d'actualité sur les femmes. France musique place également les femmes au coeur de sa programmation cette semaine : vous y trouverez une page d'histoire sur les compositrices, des émissions à podcaster sur des musiciennes.

Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures de C. Lanzmann

Le film-documentaire de Claude Lanzmann sera diffusé dans le cadre de "Lycéens et apprentis au cinéma" pour les Terminales inscrits.
Plan du film (source)
La démarche engagée du réalisateur mérite ici quelques informations.
Alors qu'il filme en 1979, à Jérusalem, les victimes de la déportation, il rencontre Yehuda Lerner. Ce dernier avait 16 ans le 14 octobre 1943 et participât à la révolte du camp. Claude Lanzmann choisit de réaliser ce film en parallèle de Shoah estimant cet évènement comme majeur dans l'histoire de la déportation juive. Ainsi, il livre le témoignage, la voix seule de Yehuda Lerner qu'il ponctue de vues prises en 2001 du camp et de sa maquette.
Ici comme dans Shoah, le réalisateur cherche à montrer l'extermination des juifs sans la filmer, mais en plus dans Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures, il laisse s'exprimer un témoin de la résistance au système nazi libéré des camps, ce qui à l'époque du film demeure encore peu connu du grand public.
Le document en lien ici vous permettra de découvrir puis d'approfondir votre réflexion sur cette production exemplaire.

jeudi 30 janvier 2014

J.O d'hiver : pourquoi à Sochi ?

Les Jeux olympiques s'ouvrent le 4 février 2014 sur le littoral de la mer Noire à Sochi. Il peut sembler étonnant de choisir une région aussi méridionale pour la Russie. Le climat sibérien ou septentrional aurait garanti de meilleurs conditions pour garantir une neige adaptée.
Timbre russe édité en 2011
L'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques) fournit une réponse dans l'article en lien dans ce post (à LIRE). Une fois encore, la Russie compte se présenter comme puissance organisatrice de rang international, quelques soient les menaces pesant sur les J.O. La région correspond à un espace prisé par les couches les plus aisées de la société russe et internationale. Cette Riviera  offre des conditions d'accueil de choix. Un moyen de faire oublier les jeux de Moscou de 1980, boycottés par bien des nations occidentales lors de l'invasion de l'Afghanistan par les troupes de l'Armée rouge. Autre signe fort d'ouverture positive, les choeurs de la même Armée rouge chanteront du Daft Punk, du funk, dans la traditionnelle cérémonie d'ouverture des J.O.
Dans sa veille hebdomadaire de l'Observatoire géostratégique du sport, l'IRIS propose la lecture d'un article évoquant la possibilité pour la Russie de profiter de l'évènement pour reformer l'unité autour de projets économiques et politiques en alternative à l'Union européenne.

Après 65 ans de rupture, Beijing-Taipei renouent

A lire en lien un article sur les prochaines rencontres des ministres des deux Etats rivaux politiquement et économiquement dans les deux villes symboliques de Nankin et Shanghai mi-février 2014.

dimanche 26 janvier 2014

27 janvier : journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité

Le 18 octobre 2002, les ministres européens de l'éducation ont adopté, à l'initiative du Conseil de l'Europe, la Déclaration créant la Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité dans les établissements scolaires des États membres. La France et l'Allemagne ont choisi de fixer cette commémoration annuelle au 27 janvier, date anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz (27 janvier 1945).
Copie d'écran de la brochure en lien

Le mémorial de la Shoah propose, dans la brochure ci-contre en lien depuis la légende, de nombreuses rencontres dans les camps de transit vers les camps d'extermination.
Cette journée rappelle également d'autres génocides comme celui des Arméniens dès juillet 1915 ou encore celui plus récent au Rwanda en 1994. 
"Crime contre l'humanité" a été pour la première fois employé au tribunal de Nuremberg en 1945. Depuis, l'ONU se charge de veiller à la protection des civils et n'hésite pas à enquêter sur de nouveaux "crimes contre l'humanité" lors de violences massives faites aux civils comme en RPDC selon l'article publié ici en 2013. 

vendredi 29 novembre 2013

Les marchés régionaux américains

Le Mercosur (Marché commun du Cône Sud) a été fondé par le traité d'Asunción (26 mars) 1991. Il faut attendre 1994 pour qu'il se dote des institutions nécessaires. Un tarif extérieur commun, est entré en vigueur le 1er janvier 1995 et la mise en œuvre intégrale de l'union douanière par tous les membres dans tous les secteurs doit se faire progressivement. Le Mercosur comporte quatre pays membres, l'Argentine, le Brésil, le Paraguay (actuellement suspendu) et l'Uruguay. Depuis 1996, le Chili et la Bolivie sont des membres associés du Mercosur ainsi que, depuis 2004, l'Équateur, la Colombie et le Pérou. Le Venezuela a obtenu, depuis 2006, d'être membre à part entière. La Bolivie a signé en décembre 2012 et attend son entrée définitive. Le Mercosur représente plus de 80 % du PIB de l'Amérique du Sud.  Site en lien.
La Communauté andine des nations (CAN), alias Groupe andin ou Marché commun andin (Pacte andin). C'est une organisation pour un processus l'intégration régionale. La CAN  adopte de nouvelles institutions le 1er juillet 1997, afin de répondre à des enjeux de développement durable et d'intégration de frontières en élargissant à des objectifs politiques et sociaux. Ses cinq membres : Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou et Venezuela (en sort en 2006 pour rejoindre le Mercosur) représentaient en 2000, près de 115 millions d'habitants, 22% de l'Amérique latine, et environ 14% de son PIB. Aujourd'hui, la CAN se tourne vers la mondialisation par de nouveaux partenariats. Le Chili est membre associé. Article Wikipedia.
La Communauté des Caraïbes (Caricom) née du traité de Chaguaramas en 1973, est devenu en 2001 une union économique, le Marché économique unique des Caraïbes (CSME) qui envisage la libre circulation des biens, des services, des capitaux et de la main-d'œuvre, la coordination de la politique macroéconomique et l'harmonisation des lois et institutions. Le Caricom se compose de 15 membres : Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Dominique, Grenade, Guyana, Jamaïque, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sainte-Lucie, Suriname, Trinité-et-Tobago et Haïti. Site officiel en lien.
L'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) est un accord intégral de libre­échange entre le Canada, le Mexique et les États-Unis, amorcé le 1er janvier 1994 dans l'objectif d'éliminer les obstacles au commerce, de faciliter les mouvements transfrontaliers des biens et services. site en lien
Le Marché commun centre-américain (MCCA) créé le 13 décembre 1960 lorsque le Guatemala, l'El Salvador, le Honduras, et le Nicaragua ont signé le Traité général d'intégration de l'Amérique centrale. Le Costa Rica y a adhéré le 23 juillet 1962. En octobre 1993, les cinq pays du MCCA ont signé le Protocole de Guatemala visant à établir une union douanière et à une meilleure intégration économique.
source Géoconfluences

Repousser les limites au Brésil

L'article fournit des exemples d'ouvrages d'art brésiliens des fronts pionniers destinés à la fois pour maîtriser le territoire en s'imposant jusque dans les espaces les plus reculés comme aux populations indigènes, matérialiser les rapprochements avec l'Union européenne et le Paraguay, pour exposer ses capacités technologiques.

Le pont sur l'Oyapock (à la frontière Guyane française / Brésil- Amazonie)

La Guyane et le Brésil partagent 730 km fluvio-forestier de frontières. En 1997, les présidents français et brésilien décident de collaborer de concert à la construction d'un pont de 30 millions d'euros. Pourquoi ? Cette réalisation qui devrait être inaugurée dans un peu moins d'un an et demi (lorsque le Brésil aura achevé les travaux d'accès en particulier) répond davantage à sceller, à lier le Mercosur et l'Union européenne. Cette interconnexion régionale n'ouvre sur aucun projet à grande échelle.
Clichés : S. Letniowska-Swiat, octobre 2011, lien Géoconfluences

Le barrage de Belo Monte (Amazonie)

Depuis les années 70, le Brésil envisage de réaliser un barrage géant (pour 6 usines) au coeur de l'Amazonie sur le fleuve Xingu. La médiatisation de ce projet conduit à une campagne internationale visant à l'abandon de sa construction. Le chanteur Sting, des Indiens ou le réalisation James Cameron obtiennent le recule des autorités brésiliennes qui annoncent la réduction du projet à une seule usine. Pour 10 milliards d'euros, l'ouvrage sera le troisième barrage du monde (après celui des Trois-Gorges et d'Itaipu). Il devrait assurer 11 % de la production électrique à son achèvement. La première mise en oeuvre prévue envisage une turbine pour 2015. Près de 20 000 personnes devraient être déplacées. Les Indiens poursuivent leur mobilisation dans le cadre des ONG et des OIG. Le grand chef Cacique Raoni incarne   cette lutte. Vous trouverez son site en lien. L'intérêt pour le Brésil est double : maîtriser son espace pionnier en y attirant des entreprises technologiques, développer sa production hydroélectrique. 

Le barrage d'Itaipu, frontière avec le Paraguay

Il demeure la première centrale électrique du monde en terme de quantité d'électricité produite : 94,68 TWh (alors que le barrage des Trois-Gorges n'atteint que 80 TWh) et le site le plus visité au Brésil. Décidé dans les années 60, achevé en 1991, il reste régulièrement amélioré comme en 2006. Il répond à presque 96 % de la consommation du Paraguay et 19 % de celle des Brésiliens.
Barrage d'Itaipu, source en lien

Le Brésil s'enorgueillit d'en faire un barrage développement durable, "une usine propre pour faire de l'électricité" (dixit un employé du site). Les populations indiennes et de conditions modestes y ont été embauchées.