lundi 5 janvier 2015

Chine, 1ère puissance économique mondiale en 2014 ?

Les données fournies par le FMI en décembre 2014 confirment les pronostiques d'octobre:
- le PIB brut (en $ PPA) de la Chine s'élève à 17 632 milliards de $,
- le PIB brut des Etats-Unis n'est que de 17 416 milliards de $.

Comment interpréter ces données ?

Le PIB brut permet de comparer les performances économiques de chaque pays en ne prenant en compte que les devises nécessaires pour se procurer un panier de près de 3 000 biens et services dans les devises du pays choisi. C'est le panier qui sert de référence pour calculer le PIB brut à Parité de pouvoir d'achat.

1ère limite : Coûts de la vie 
Le taux de change : 100 $ US (au 5 janvier 2015) =  618,43 Yuan chinois,
Le revenu moyen  : 4 177 $/mois aux Etats-Unis et 473 $/mois en Chine (sources de la Banque Mondiale),
= il devient impossible à un Chinois qui échangerait son Yuan pour s'installer aux Etats-Unis de s'acheter le même panier de produits.

Le prix sont fixés par la demande, or, dans les pays émergents, la consommation reste plus faible que dans les pays traditionnellement riches. Le panier n'est donc pas très couteux.

2nde limite  : les structures de la population et du tissus économique
- plus de 300 millions d'habitants aux Etats-Unis (puissant bassin de consommation),
- plus d'1 milliard 300 millions d'habitants en Chine (une consommation encore faible et inégale selon les régions)
-une économie tertiarisée, innovante et diversifiée aux Etats-Unis,
-une économie essentiellement exportatrice et dépendante de ses partenaires en Chine.

3e limite : Le PIB nominal (calculé selon le taux de change officiel 2014)
- Aux Etats-Unis s'élève à 17 416 $ (1er)
- En Chine est à 10 355 milliards de $ (2e).
(3e Japon, 4e Allemagne, 5e France, 6e Royaume-Uni en 2013)
En richesse nationale par habitant, la Chine n'est qu'à la 89e place en cette même année 2014 alors que les Etats-Unis sont 8e (la France 19e).

En 2015, la Chine devient une grande puissance mondiale. Les pays émergents (dont elle fait partie) produisent un tiers des richesses mondiales et pèsent désormais davantage dans la mondialisation. La Chine est devenu en dix ans un partenaire économique majeur. Pour rester une puissance, il lui faudra compter sur une population plus consommatrice, trouver des solutions pour surmonter le vieillissement de sa population active et réduire les pollutions (la Chine reste le premier pollueur en émissions totales de CO2 depuis 2006 - mais 71e /hab).
sources : IRIS

lundi 1 décembre 2014

"China Bashing" expliqué

Cette expression, employée pour la première fois aux Etats-Unis dans le Washington Post, désigne la position de ceux qui dénoncent la puissance de la Chine aujourd'hui.
L'historien Michel Nazet propose sur le site de Diploweb des articles destinés aux étudiants et curieux désireux de décrypter les analyses des spécialistes sur cette question. Vous pourrez accéder aux articles en lien. Vous pourrez consulter également la vidéo d'une conférence donnée à Grenoble en 2013 et dont le thème était : "Vers une société post totalitaire chinoise ?"

dimanche 23 novembre 2014

"The Jungle" dans la Silicon Valley

Le bidonville, appelé "The Jungle", est né au coeur même de la Silicon Valley, à quelques centaines de mètres du siège social d'Adobe, témoin des inégalités et de la segregation socio-spatiale aux Etats-Unis.
Capture écran d'un montage réalisé à l'aide de Google Earth, San José (Californie)
Vous pourrez réécouter et voir, en lien ici, le reportage de moins de 4 minutes de l'émission Le Mouv' datant du 5 février 2014, présentant le bidonville. 7 000 sans-abris (officiellement) et 20 000 selon les associations qui agissent sur place, se rassemblent dans cet espace localisé le long de cet important axe de communication. Ils sont parfois d'anciens ingénieurs ayant fait faillite lors de la crise de 2008. Les tentes de fortune et les immondices s'entassent. Les plus chanceux vivent dans leur voiture, unique vestige de leur réussite sociale passée. Cet article américain vous permettra de localiser également d'autres lieux dans San José.
La presse écrite en parle : le Nouvel Obs.

jeudi 23 octobre 2014

Vu du front. Représenter la Grande Guerre

Depuis le 15 octobre 2014, le Musée de l'Armée présente une exposition abordant la "culture de guerre" : Vu du front. Représenter la Grande Guerre. (site de l'exposition)
Copie écran du site dédié
Comment les combattants ont-ils vu la Grande Guerre ? Qu'en ont-ils montré et pourquoi ?
Entre "bourrage de crane", réalités, mémoires, les images et l'usage de ces dernières conduisent à une lecture plurielle aujourd'hui. Il faut distinguer ce qui était censuré, autorisé, par les autorités de l'époque, visant à la sécurité collective autant qu'au moral des troupes et les représentations "à l'arrière" et "au front"témoignant d'expériences bien différentes. 
Cette exposition souligne bien les lectures critiques nécessaires un siècle plus tard.
Les sections suivantes vous guideront pour une visite avertie :
Introduction : Sept fronts pour une guerre
Section I : Voir la guerre avant 1914
Section II : La confrontation avec la réalité de la guerre
Section III : Face à la guerre longue
Section IV : La mémoire du front
Pour compléter cette présentation, vous pourrez également écouter l'émission de France Culture, la Fabrique de l'Histoire du jeudi 23 octobre, Amitié 4/4, portant sur "copain de régiment", amitiés militaires. Les invités, Odile Roynette, Tramor Quemeneur, Alexandre Lafon, y présentent leurs travaux centrés sur les liens unissant les soldats pendant et après la guerre (en caserner, pendant la guerre franco-prussienne, la Grande Guerre, la Guerre d'Algérie) ouvrant sur des champs plus larges dans le cadre de l'histoire des sensibilités.

jeudi 16 octobre 2014

Guerre froide et cinéma


Ce post rassemble des éléments exploitables pour le thème 3 du programme de TL et ES en histoire (les chemins de la puissance, les Etats-Unis depuis les "quatorze points" du président Wilson.
Film fantastique de 1953 source

Les arts de la période de la Guerre froide sont des armes de propagande autant que des témoignages des angoisses des populations. L'état d'esprit des populations donnent lieu à des fictions ou des documentaires que l'historien Georges Henri Soutou nomme « culture de Guerre froide ».
Le cinéma est devenu un média de masse depuis les années 30-40 dans les pays occidentaux. Les auteurs du septième art s'inspirent copieusement de la réalité pour faire frémir leur public avide de sensations fortes.
De la production pléthorique de cette époque, vous pouvez retenir : les films fantastiques dans lesquels les envahisseurs ne sont que des alias des communistes Invaders from Mars (William Menzies, 1953), ou bien des individus dénués de sentiments L'invasion des profanateurs de sépultures (Don Siegel, 1956), Le Rideau déchiré (Alfred Hitchcock, 1966).
En Europe, James Bond, agent britannique 007, créé en 1953 par Ian Fleming ne faiblit pas à la tâche pour combattre les communistes ou aborder des questions de transfuges soviétiques passant à l'Est comme dans Bons baisers de Russie (1963). Pour les auteurs, le cinéma permet également de dénoncer les pratiques en transposant à l'écran les craintes des populations comme Dans L'Espion qui venait du froid (1965, Martin Ritt), où les manipulations du MI6 (service de renseignements extérieurs du Royaume-Uni) déstabilisent la vie du héros du film ou encore dans La Bombe de Peter Watkins (1965) dénonçant, par l'explosion d'une Bombe H sur l'Angleterre, « l'équilibre de la terreur » par l'usage possible d'armes d'une violence inégalée.

samedi 4 octobre 2014

Flux migratoires, affaires stratégiques

L'OFPRA est l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.
Cette institution a été l'objet de questions lors d'un cours. Vous pourrez entendre dans cette vidéo, en moins de 5 minutes, Pascal Brice, directeur de l'OFPRA répondre à quelques questions simples tant sur les enjeux de l'institution que son évolution actuelle.


Le sport, seule lecture géoculturelle ?

L'étude du planisphère du manuel "La planète conquise par le foot", a conduit à s'interroger sur les enjeux du sport, notamment du foot.
lien source

Afin de répondre à quelques unes de vos interrogations :
- une vidéo en moins de 5 minutes de Jean Lévy, Ambassadeur pour le sport répondant à des questions de l'IRIS. Si les Etats investissent autant dans l'organisation de manifestations sportives, c'est que leur intérêt est en jeu également.
- court article posant la question du coût des grands événements sportifs.
- L'Europe est sur-représentée à la Coupe du Monde (article du quotidien Le Monde)
Qatar et FIFA 2022 ? Le quotidien Le Monde revient sur la polémique de fin septembre 2014 sur l'éventuelle annulation de la Coupe du Monde de foot au Moyen-Orient.
- un bref résumé de la thèse publiée par Julien Sorez, Le football à Paris et ses banlieues, réflexion sur la mise en spectacle du foot et de ses liens avec le politique.
- FIFA et Nations Unies unis contre le virus Ebola, explication sur le site de la FIFA.
- communication d'Alexandra Foucaud, étudiante à Sciences-Po Paris, Le sport, mutation Sud-Africaine.
- Compte-rendu de la Conférence portant sur Les enjeux stratégiques du sport (2012)